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Elle est située dans le cimetière, dont l’enclos forme avec l’édifice agrémenté de son superbe clocher, de son ossuaire, de son portail et de son échalier, et surtout de son calvaire monumental, un bel ensemble architectural. Elle a été rénovée en 1992.

Elle possède de solides murs bâtis en pierres de taille pour l’extérieur, avec doublage intérieur en moellons, des fenêtres avec linteaux incurvés, ainsi que deux oculus. Cette particularité des fenêtres et disposition d’oeils de bœuf, formes d’ouvertures caractéristiques de l’époque, permet pour d’aucuns d’envisager que l’édification de l’église actuelle daterait pour partie du 18ième siècle.

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Par sa forme générale, rectangulaire au sol avec une avancée vers l’Est pour le chœur et la sacristie, l’église de Guipronvel est comparable à celle de Coat-Méal sa voisine. Celle-ci dispose d’une organisation semblable du clocher et d’un porche très remarquable également établi à l’Ouest

L’ossuaire à balustres

L’ossuaire à balustres (ci-dessous à gauche) doté d’un bénitier, est accolé au porche établi au Sud. Sur les façades de l’église, les ouvertures à linteaux courbés portent des vitraux à motifs stylisés. Des godrons ornent les angles de la construction. Le plan de l’église, sobre et rectangulaire, en conséquence sans transept, rappelle certaines chapelles. Sur la rectiligne façade Nord : quatre baies, une porte plein cintre à claveaux et un oculus disposé près des fonds baptismaux.

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Dans le porche : une lourde porte massive de forme ogivale
est l’accès le plus fréquemment utilisé par les fidèles hormis
certaines cérémonies...
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Un Christ démembré,
en granit de Kersanton...
 
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Sur la porte, dans un cartouche,
le monogramme simplifié du Christ,
et la date 1682.
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Les dates gravées sur certaines pierres de la sacristie indiquent deux époques de construction. Elles témoignent pour l’une de 1652 (époque Louis XIV), visible sur le linteau de la porte avec le monogramme du Christ (Jésus Sauveur des Hommes) ; pour une autre de 1779 (époque Louis XVI), également sur le linteau de la fenêtre située à l’Est. D’autres pierres portent des inscriptions.
 

Le chœur

Le chœur comporte deux vitraux modernes dont l’un représente Saint Ronvel, l’autre Notre Dame de Bonne Nouvelle. Un grand retable fin 19e monte jusqu’à la voûte de la nef ; il dispose à sa base, de part et d’autre du chœur, de deux portes donnant accès à la sacristie. Une seule est maintenant utilisée.

Les boiseries se prolongent de chaque côté en y recevant des stalles et couvrent également les murs des autels latéraux. Ces derniers sont dédiés : côté Evangile au Nord à la Sainte Vierge -Notre Dame de Bonne Nouvelle- et côté épître, au Sud, à Saint Joseph.

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Le chœur
 
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Saint Ronvel est en prière dans un décor
champêtre. il porte une pelle de jardinier.
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Notre Dame est accompagnée de
l'Archange Gabriel.

Depuis le concile de Vatican 2, l'office est célébrée face aux fidèles. Le Maître Autel se présente comme une simple table dépouillée de tout artifice. Ci-dessous le retable qui se prolonge jusqu'aux autels latéraux.

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Détails des boiseries du retable, Le tabernacle de l’ancien Maître-autel. L’officiant tournait alors le dos aux fidèles.

La nef

La nef a des arcades élégantes en plein cintre, retombant sur des colonnes couronnées par des chapiteaux octogonaux. Elle ne comporte pas de poutres traversières comme de nombreux édifices religieux. Cette disposition a provoqué un minime élargissement en partie supérieure, sans doute un affaissement du toit, d’où une perte d’aplomb des colonnes- piliers et des murs extérieurs établis sans contreforts. Le mur situé au Nord présente de ce fait un défaut d’alignement. Le sol de l’église est formé par des dalles inégales et de nombreuses pierres tombales, y compris dans les fonds baptismaux.

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Dans la partie centrale de la nef, les piliers sont ornés de belles bannières. Elles étaient naguère utilisées lors des pardons et processions, actes de dévotion qui marquaient la vie religieuse.
Le bas-côté Nord contient un joli bénitier et deux enfeus à arcade. L’un avec colonnes latérales armoriées à l’origine, couvre la sépulture des Sieurs de Kergadiou.

Un sujet de réflexion...Y a- t’il eu un premier toit sur l’église, autre que l’actuel ? Curieusement on remarque à partir de la tribune du sonneur et également de la nef, que des pierres du clocher ont été disposées en chevronnière, avec godron visible au sommet. La toiture actuelle repose au-dessus de cet appareillage de pierres qui constitue peut-être un vestige de l’ancienne église. De même, peut-on envisager que les arcades des piliers ont été à une autre époque établis en second lieu, et qu’en conséquence la toiture ancienne reposait à un niveau inférieur à celui d’aujourd’hui...

Dans le bas-côté Sud de l’église, un troisième enfeu porte au faîte du cintre une sculpture à deux écussons ; sur l’un, les armes probables des de Kergadiou sont visibles. Sur une pierre tombale accolée au mur, apparaît nettement un bel écusson (martelé) en relief ; dans le dallage un autre écu porte un calice (le Graal ?), de même sur le mur, une pierre porte très nettement les clés croisées des armes papales.

Ci-dessous, quelques éléments remarquables du bas côté Sud de l’église. Leur taille n’excède pas 40cm.

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Un fleuron au faîte du cintre de
l’enfeu. Il porte un écusson de
part et d’autre de la hampe.
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Ce beau blason en relief sur
une pierre tombale était
armorié à l’origine.
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Un autre écusson de forme différente
du précédent. Il porte un calice, gravé
dans une empreinte du dallage.
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Dans le mur et en relief, des clés
croisées symbole attribué à
l’Apôtre Pierre

Les statues des apôtres

Les statues des apôtres disposées face au chœur au fond de l’église, sont de véritables chefs d’oeuvre en bois polychrome habilement restaurés. Les personnages sont barbus (sauf Jean) et portent leurs attributs habituels. Difficilement identifiables, sauf pour certains, ils sont pourtant répertoriés sur la plaque de présentation à l’entrée Ouest de l’enclos. Lors de leur séjour dans le porche, l’un d’entre eux, (Judas ?) a disparu. De production locale, la date d’élaboration de ces onze statuettes est difficile à préciser. Certaines sont mutilées et l’une d’entre elles a disparu lorsqu’elles étaient disposées sous le porche.

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Longtemps installés dans le porche, les statues avaient subi l’outrage du temps. Après une sérieuse restauration, où ils sont ici représentés, ils ont retrouvé des couleurs vives et rutilantes.
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On attribue à Pierre, la clef ; à André, la croix en X ; à Jacques le Majeur, le bourdon et le chapeau de pèlerin ; à Jean le calice ; à Thomas, la lance ; à jacques le Mineur le bâton de foulon ; à Philippe, une grande croix de supplice ; à Barthélémy le couteau ; à Mathieu, la hache ; à Simon, la croix processionnelle ; à Jude (dit Thadée), la massue, à Mathias, la hallebarde. Aux douze apôtres se joignent : Paul l’apôtre des gentils, l’épée ; à Judas (Iscariote) souvent représenté de profil, la scie. Séparés en deux groupes, ils occupent l’espace de part et d’autre de l’entrée principale de l’église.

Le clocher

Le clocher, de style renaissance est nettement accusé dans les détails. De type clocher-mur encastré, il est percé à la base d’une porte gothique. A sa partie haute, des ouvertures sont ornées de claveaux rustiques comme sur la porte Nord. Il montre une jolie silhouette grâce à son ensemble harmonieux aux formes très recherchées et très ouvragées : ses grands panneaux de pierres à plates-bandes ; sa galerie située à 14 mètres du sol sur une corniche à corbelets ; ses deux chambres à cloches largement ouvertes ; son étage supérieur accosté d’urnes et de volutes ; sa petite flèche a baies rondes flanquée de crossettes moulurées. L’accès au clocher se fait par une porte surélevée située au fond de l’église, qui permet d’emprunter un escalier à vis à deux volées de marches décalées et à sens inversés. La première mène aux combles et à une tribune en bois surplombant la nef ; elle était probablement accessible jadis aux fidèles, et bien sûr au sonneur de cloches. Un balustre en bois subsiste encore en partie dans cette tribune, maintenant occultée par une cloison. Au-dessus de la porte Ouest, on observe une niche carrée et peu profonde. Elle contenait le blason de la famille de Kergadiou de Trémobian fondateur de l’église, descellé à la révolution. Quelques petites ouvertures vitrées éclairent les deux parties de l’escalier d’accès au clocher.

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De face ou de profil, le clocher décline la finesse de sa conception. Les quatre parties : l’assise à panneaux qui abrite l’escalier à vis, la galerie, la chambre des cloches et la flèche se détachent nettement. Au crépuscule et à contre jour on remarque la finesse de l’ouvrage. La porte Ouest de style gothique est surmontée par une baie ogivale à vitraux, et d’une niche qui portait les armes du Seigneur de Trémobian.

La sacristie

La sacristie a été certainement remaniée au cours des siècles, ce qui justifie peut-être l’incrustation des deux dates 1652 et 1779 préalablement citées, vérifiables ainsi que d’autres inscriptions dans le granite de la construction. De même, on constate que les murs ont été rehaussés ; les pierres de taille utilisées à cet effet sont juxtaposées à celle du pignon de la nef par un joint vertical et non appareillées en quinconce.

Ne possédant pas d’accès avec l’extérieur à l’origine, une porte a été agencée à l’emplacement d’une des fenêtres à barreaux éclairant la sacristie.

En y pénétrant par le choeur, la faible hauteur de la seule porte qui permet à présent le passage est notoire. Par ce fait, et les quelques marches extérieures, il est logique de penser que le sol du local était jadis au-dessous de son niveau actuel et que quelques marches permettaient d’y accéder. L’autre porte d’accès est murée.

Quand on accède au grenier, on remarque que la toiture, on l’a vu, était disposée plus bas à l’origine. Un oculus, placé au-dessus de l’ancien faîtage, éclairait la nef de l’église ; il est maintenant masqué par le retable. De même, cette ouverture au pignon Est du chœur est invisible de l’extérieur parce que situé sous la toiture de la sacristie.

L’enclos paroissial

L’enclos paroissial est situé à l’angle formé par les rues du Bourg et de celle qui mène au Dorgen. Il est constitué par de solides murs en pierre de taille avec couronnement arrondi. Il possède deux accès par escaliers en pierres et un troisième par un portail juxtaposé à un échalier au Nord.

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L’échalier est une pierre disposée verticalement entre deux piliers, nommée « La pierre du diable » dans le langage populaire. Elle séparait le domaine sacré de celui du profane. Cet agencement permettait, portail fermé, de franchir l’enceinte tout en préservant toute entrée du bétail en divagation.

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