Connexion

Connexion

Plusieurs interprétations ont été établies sur ce sujet. Comme en de nombreux exemples relatifs à la Bretagne, elles sont souvent indissociables du caractère religieux qui a longtemps prévalu sur la péninsule. Ainsi, dans la toponymie bretonne, le préfixe « Plou » désigne la paroisse d’origine. « Gui » ou « Gwic » est issu du latin vicus qui signifie bourg ou centre du territoire. En toute hypothèse et dans le cas de Guipronvel, il est possible de considérer que dans ce lieu supposé vaste, la paroisse primitive elle-même était de grande étendue.

Dans le bulletin de la Société Archéologique du Finistère, traitant des origines de Guipronvel, il est écrit : « Guipronvel viendrait de « Gui Broch Maël », en passant par Brochvel et Bronvel. Broch Maël serait issu de Boch Maglos, qui serait le nom complet. A noter que le prénom breton Maël signifie « Prince » en français.

Seconde interprétation, Guipronvel aurait été le bourg d’une communauté placée sous l’influence spirituelle d’un moine du nom de Bronvel, le B de Bronvel ayant muté en P. Bernard Tanguy, chercheur au CNRS, pense que la paroisse et par extension le village à son origine s’appelait Plouronvel (voir « La paroisse »). Enfin, par une autre approche de la toponymie bretonne qui consisterait selon la configuration des lieux à décomposer le nom Guipronvel : Gui, bourg, centre ; pron ou bron, colline ; vel ou mel, fief ou territoire, Guipronvel, logiquement serait alors « Le bourg sur la colline du territoire ».

Généralités. Présentation

Située à 15 km au Nord-Ouest de Brest, GUIPRONVEL, petite commune d’une superficie de 839 hectares est limitrophe au Sud de Milizac, au Nord de Plouguin, à l’Est de Coat-Méal, à l’Ouest de Tréouergat. La rivière « Le Garo », affluent de l’Aber Benoit, constitue sa frontière naturelle à l’Est, tandis qu’à l’Ouest la rivière de Milin an Traon la sépare de Tréouergat. Dans un axe sensiblement central, une troisième rivière suit son cours depuis le voisinage de Kersaliou pour rejoindre le Garo à Trémobian.

Guipronvel est devenue autonome sous la première 1ière République en Décembre 1789. Incluse depuis 1973 au canton de Saint Renan, elle dépendait auparavant de celui de Plabennec. De même, elle a été longtemps sous tutelle de Ploudalmézeau du point de vue Trésorerie et Perception des impôts. 1993 l’a vue rentrer dans la Communauté de Commune des Pays d’Iroise (CCPI).

Electrifiée dès 1951, équipée par un réseau d’eau potable en 1959 et d’un château d’eau en 1988, remembrée à partir de 1971, elle dispose d’une vie associative active pour une population de 750 habitants. Faute d’école d’accueil depuis 1991, les enfants en âges de scolarisation sont contraints de migrer vers les structures des communes voisines. Un terrain de football, et plus récemment une agréable salle polyvalente incluse dans un parc paysager, participent au caractère structurant et évolutif de la commune. Rurale durant des siècles, elle a subit peu à peu l’influence de la population citadine de Brest désireuse de s’éloigner de cette agglomération. Essentiellement occupée économiquement par un bonne douzaine et modernes exploitations agricoles, se côtoient : élevages laitiers et en moindre mesure porcins, une vaste pépinière et une importante entreprise de maraîchage.

Dotée d’un POS applicable en Novembre 1984, une révision l’a fait évoluer en PLU et approuver en Octobre 2006. Sans subir d’éparpillement par un mitage des sols, des quartiers pavillonnaires se sont installés autour du bourg ou établis au Sud de la commune.

Origine de GUIPRONVEL: historique sommaire

Sans conteste, la préhistoire a vu le peuplement du territoire de Guipronvel. Un tumulus ou tertre funéraire, datant du premier âge néolithique armoricain (environ 3000 ans avant Jésus-Christ), existe à Landrézéoc au Nord de la commune dans une garenne nommée « Goarem ar Cruguel » (goarem, garenne et cruguel, butte). Classé comme monument historique inventorié (MHI), il est situé sur la parcelle A 86 du castre de 1933.

Autre témoin de présences humaines très anciennes, un souterrain protohistorique datant de l’âge de fer a été découvert avant la guerre 39/45 dans un jardin de Kerline, hameau de Guipronvel. Archéologiquement, il a fait l’objet d’une reconnaissance sommaire. De même, dans cette période et dans ce même secteur, des cavités d’apparence tombales furent découvertes.

A l’époque Gauloise la Bretagne s’appelait Armorique, toponyme voulant dire : Arb, tout près et mor, mer, autrement dit « proche de la mer ». Sa partie territoriale occidentale, le Finistère aujourd’hui, était habitée par des Celtes. L’an 56 avant Jésus-Christ vit les Romains envahir la péninsule suite à leur victoire lors d’une bataille navale sur les Vénètes, habitants de Vannes. De nos jours, de nombreux vestiges témoignent encore de leur implantation.

Du 5ième au 7ième siècle de l’ère chrétienne, les Bretons d’outre-Manche furent refoulés par les Angles et les Saxons. Certains groupes, conduits par leurs évêques et leurs abbés, traditionnellement reconnus comme les saints patrons de la Bretagne tels : Gildas, Ronan, Tugdual, Samson, Malo etc... vinrent s’installer en Armorique. Si les Romains avaient auparavant et durant quatre siècles occupé la péninsule Armorique, cette nouvelle colonisation contribua à effacer toute cette organisation préalable. Une armature sociale et religieuse prit corps en Bretagne sous l’égide tenace de ces religieux et émigrants. Leurs noms, accolés aux préfixes Gui, Plou, Lan, Tré, ou Loc désignent toujours et en grand nombre les agglomérations, villages et hameaux de notre région.

La paroisse

La création de la paroisse, comme l’origine de Guipronvel, comporte des incertitudes, notamment l’époque de sa fondation, le nom du fondateur ou évangélisateur. Cependant, il est incontestable qu’elle fut paroisse primitive jusqu’en 1400.

Une opinion émanant d’un spécialiste de l’histoire celto-bretonne, partagée par un autre érudit, suppose que Guipronvel a été, à l’origine, le centre d’une circonscription religieuse, une vaste paroisse, un « Plou » comprenant : Guipronvel, Milizac, Bohars, Guilers, Lanrivoaré, Tréouergat. La paroisse à l’origine s’appellerait alors Plouronvel, limitrophe avec d’autres grandes paroisses telles que : Plouguin, Plouvien, Poudalmézeau, Plourin... Hypothèse plausible, puisque Ronvel en est le Saint patron secondaire.

Morcelé, ce groupement a disparu et Guipronvel a perdu ses prérogatives vers 1400 en faveur de MILIZAC, dont elle restera longtemps la trêve. Cette dépendance, levée du temps de Mr Graveran évêque de Quimper et de Léon, la fit devenir paroisse effective et autonome depuis 1852.

L’église primitive est présentée sous le vocable de Notre Dame de Bonne Nouvelle, enrichie par les libéralités des Seigneurs de Kergadiou de Trémobian. Saint Ronvel en est le patron secondaire dont l’ermitage est placé selon la tradition au bois de Coat Douen au Nord - Est du bourg.

Le remembrement réalisé en 1971 a bouleversé le paysage. Des valeurs patrimoniales ont disparues, notamment des chapelles à Trémobian ou au Goadec, des croix, à Tréléon, Kéramblanche, Kergu...

Aujourd’hui, l’évolution des mœurs, la réduction des vocations, la défection des fidèles, une pratique moins assidue, ont profondément modifié les aspects religieux et les rapports entre l’église et les populations. Si longtemps la paroisse de Guipronvel disposât d’une cure et d’un recteur à demeure dans un presbytère, de nos jours un seul prêtre intervenant - parfois plusieurs selon l’importance de la célébration- aidé localement par des personnes dévotes assure une présence religieuse dans un ensemble formé de trois paroisses (Guipronvel, Milizac, Saint Renan).

guipronvel 1

Le blason communal, dont le concept a été établi en 1991 associe le passé et le présent de la commune.

  • Les deux hermines et les motifs ondulés, empruntés aux armoiries de la famille de Kergariou de Trémobian, rappellent l’influence de celle-ci durant des siècles.
  • Par la roue à aubes du moulin et les trois épis de froment, il rappelle la vocation principale et ancestrale de Guipronvel : l’Agriculture.
  • Le patrimoine architectural communal est symbolisé par le clocher de l’église paroissiale, chef-d’œuvre de style Renaissance dont la commune peut s’enorgueillir.

Le blason, de forme XVIIième siècle, est constitué d’un écu principal à la bordure de sable (noir). Il est divisé en deux parties, surmonté du nom de GUIPRONVEL accompagné de deux hermines. En dessous, une banderole porte la devise "Gwelloc’h gwella" signifiant :" De mieux en mieux".

Héraldique

blason guipronvelAu timbre, surmontant l’écu, le nom GUIPRONVEL encadré de deux hermines.

A la pointe, la devise inscrite dans une banderole ; « Gwelloc’h gwella ».

Ecu parti (divisé verticalement en deux parties égales), il porte à la partition senestre (à gauche pour l’écuyer porteur de l’écu, à droite pour l’observateur)

Le clocher de l’église paroissiale, de sinople (vert) au clocher de sable

Et à la partition dextre (à gauche pour l’écuyer, à droite pour l’observateur)

Au canton dextre du chef, les trois épis d’or de froment.

Au flanc dextre, la roue à aubes.

Au canton dextre de la pointe, les fascés ondés d’argent et d’azur des armoiries de la famille de Kergariou de Trémobian.