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Le 11 novembre 2020, la Municipalité de Milizac-Guipronvel et l’UNC (Union Nationale des Combattants) ont rendu HOMMAGE aux Soldats et Marins tués au cours de la guerre 1914-1918.
Le contexte sanitaire actuel a imposé une célébration a minima au niveau des deux monuments aux morts : 72 « Morts pour la France » à Milizac et 21 « Morts pour la France » à Guipronvel.

La plupart de ces « poilus » ont péri sur le front, dans la Meuse (Verdun), la Marne, l’Aisne (Chemin des Dames), la Somme… Ces soldats et marins ont combattu et ont perdu la vie pour notre liberté… Ne les oublions pas. Ils font partie de la Grande Histoire de notre pays, mais chacun a aussi sa petite histoire « tragique ».

Voici quelques témoignages :

Auguste Quéméneur de Kéraody a combattu sur le front d’Orient (Grèce, Serbie). A la fin de la guerre, sur le chemin de retour au pays, il décède de maladie (grippe espagnole) à Bucarest en Roumanie le 24 décembre 1919, un mois et demi après l’armistice !

Jean François Simon du Bout-du-Pont (aujourd’hui Saint-Renan) est embarqué comme matelot sur le cuirassé Marseillaise. Ce navire escorte les convois militaires américains traversant l’Atlantique pour acheminer du matériel et des soldats en France. Au cours d’une des dernières rotations, comme plusieurs autres matelots, Jean-François tombe malade (grippe espagnole) et meurt le 3 octobre 1918 à New-York (30 ans). Il est inhumé au cimetière de Brooklyn ainsi que 19 autres matelots en majorité bretons du croiseur Marseillaise.

En novembre 1917, Jean-Marie Quéméneur de Tollan et son régiment ont combattu les forces allemandes et austro-hongroises au nord-est de l’Italie pour aider des armées italiennes dépassées. Le 12-13 décembre 1917, les soldats rentrent au pays pour fêter Noël en famille. Au cours de la traversée des Alpes, dans la vallée de la Maurienne, le convoi s’est emballé et finit sa course contre un rocher près de Saint-Michel de Maurienne. Dans les décombres, on dénombre 425 tués, dont Jean-Marie Quéméneur (31 ans).

Noël Vigouroux du Drévès-Vihan, meurt à Alexandrie en Egypte, le 22 juin 1915 (44 ans). Il appartenait à un régiment du génie du Corps Expéditionnaire d’Orient.


Le 11 novembre rappelle l’Armistice signant la fin des hostilités de la guerre 1914-1918. Aujourd’hui, c’est l’occasion de faire un travail de MÉMOIRE de ces moments douloureux et de rendre HOMMAGE à TOUS ces soldats, décédés aux combats, prisonniers ou combattants de notre commune… qui n’avaient pas hésité à monter au front pour notre LIBERTÉ…

Remerciements à Jo Jestin pour cet article sur l’histoire de notre commune

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